Pourquoi la canicule aggrave-t-elle la pollution de l'air ?

Posté par: Myriam Mahlouf - Community Manager WAIR Dans: La pollution de l'air Sur: Commentaire: 0 Frappé: 291

Il existe de nombreuses raisons expliquant l'augmentation des pics de pollution durant les périodes de fortes chaleurs. 





Le “mauvais ozone”, source de la pollution de l’air


"Lorsque l’oxyde d’azote, principalement émis par l’activité humaine comme les émissions automobiles et industrielles, se confronte à des conditions de forte chaleur et à un ensoleillement important, il se transforme en ozone» - Patrick Garnoussi, prévisionniste à Airparif (Association agréée de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, pour le ministère de l’Environnement).

Cette substance chimique devient nocive lorsque sa concentration dans l’air dépasse 180 µg/m (microgrammes par mètre cube). Depuis le 25 juillet 2018, sa concentration a été au delà des 180 µg/m principalement en Ile-de France. C’est pourquoi nous comptons de nombreux pics de pollution, depuis fin juillet 2018 et ce partout en France.


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3 raisons expliquant l'aggravation de la pollution de l'air par la chaleur



1 - Lorsqu'il fait beau et chaud, les sources primaires de polluants tendent à en produire encore plus.

2 - Les polluants primaires peuvent se transformer en polluants secondaires qui peuvent être encore plus toxiques.

3 - Les vagues de chaleur sont souvent accompagnées de hautes pressions atmosphériques. Ils créent ainsi une couche d'air stagnant au dessus du sol. Les particules polluantes restent captives et l'intensité de la pollution augmente, lorsque cela se produit au dessus des villes.


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Infographie, Teqoya.






1- Les émissions de polluants primaires




La chaleur aggrave la pollution de l’air notamment à cause de  l’augmentation de l’utilisation d’émissions de polluants primaires. L’utilisation intensive de la climatisation dans les voitures et les bâtiments est source de pollution additionnelle.


Le changement climatique, dont des périodes chaudes plus longues, est également à la source d'une production accrue d'allergènes végétaux tels que les pollens (source Rapport de la Maison Blanche, Etats Unis).


D'autres effets collatéraux de la chaleur peuvent être à la source d'une augmentation de la pollution. Nous pouvons citer les incendies qui produisent de grandes quantités de particules. Des zones densément peuplées peuvent être touchées par cette pollution, transportée par le vent.


2- La transformation des émissions de polluants primaires




Le rayonnement solaire et les températures élevées engendrent des réactions chimiques entre les polluants primaires tels que l'oxygène et l'oxyde d'azote (produit par les moteurs), formant de l'ozone. Ainsi, plus la journée est chaude, plus le rayonnement est intense, plus il y aura d'ozone.


Par ailleurs, le soleil et la chaleur transforment les particules polluantes primaires en polluants secondaires plus fines et plus toxiques. Ces particules secondaires, produites photo-chimiquement par le rayonnement solaire sont extrêmement importantes. Elles sont omniprésentes et peuvent représenter jusqu'à 90 % du nombre total de particules. La taille des particules secondaires est inférieure à un millième de millimètre (particules fines) et même moins (particules ultra fines). Ces dernières peuvent s’infiltrer profondément à l'intérieur des poumons lorsqu'elles sont inhalées et même jusque dans le sang. C’est pourquoi, la pollution de l’air est bien plus dangereuse pour les personnes ayant des problèmes cardio-vasculaires.


L'Université de Berne (Suisse) a récemment engagé une équipe de chercheurs. Ils ont démontré que les particules secondaires issues de la combustion de carburants dans les moteurs causent des dommages directs aux tissus pulmonaires. Ils affaiblissent leur système de défense par leur action tant physique que chimique. Les agents pathogènes (virus, bactéries) peuvent ainsi s'introduire plus facilement si le tissu pulmonaire est endommagé. Les personnes souffrant d'asthme sont particulièrement exposées.


Les particules ultra-fines sont si petites et légères qu'elles représentent une part négligeable des célèbres PM 2.5. Néanmoins, elles sont un acteur critique de la pollution de l'air.


"Les particules ultra-fines représentent 80 % des particules dans l'air des villes", déclare Francelyne Marano, Professeur de Biologie à l'Université Paris-Diderot. "Mais nous ne disposons d'aucune technologie permettant de les mesurer avec précision. C'est pourquoi il n'existe pas actuellement de réglementation sur les particules ultra-fines."


3- Les hautes pressions atmosphériques maintiennent l'air pollué au sol



Mauvaise qualité de l'air et vagues de chaleur sont souvent liées car les hautes pressions persistantes sont responsables de la stagnation de l'air. En l'absence de vent et de précipitations, les polluants ne sont pas dispersés et se maintiennent au niveau du sol.

Les symptômes qui peuvent alors apparaître sont le souffle court, la difficulté à reprendre son souffle, la difficulté à simplement respirer normalement, la sensation d'oppression, la toux d'irritation et même la bronchite.



Conséquences de cette canicule sur notre santé




Globalement, les médecins constatent une augmentation des rhinites et des crises d’asthme avec la canicule. Ils déconseillent le sport, sauf tôt le matin. Selon Pierrick Hordé, allergologue à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), « les effets sont immédiats » : irritation des yeux, de la gorge, du nez, maux de tête.

L'ozone peut ainsi provoquer de nombreuses réactions : irritation oculaire, gênes respiratoires et cardiovasculaires.


« Chez des personnes qui ont un terrain allergique, cette pollution peut aggraver l’asthme, les rhinites, les conjonctivites ainsi que chez les plus fragiles comme les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes, ou ceux qui souffrent de maladies cardio-vasculaires, informe le spécialiste. En période de pic, on sent les patients plus gênés. Il y a également une hausse des hospitalisations pour des crises d’asthme. » Enfin, cette pollution aggrave les allergies au pollen, comme à l’ambroisie.



NOTRE solution WAIR


Porter un masque anti-pollution n'est certes pas l'idéal. Cependant à ce jour AUCUNE solution n'est proposée par le gouvernement, hormis celle de "ne pas s'exposer à la pollution de l'air". Mais comment ?
La start-up WAIR, créée par des cyclistes eux-mêmes victimes de la pollution, a donc redesigné son propre masque anti-pollution. Il permet à la fois une filtration efficace et confortable de la pollution de l'air. N'attendez pas d'être davantage touché pour vous protéger. 





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